L'actualité française du handicap.
 
Août 2020.


 

Lundi 31 août - Communication/Surdité - La Bachelonnerie du jour.
"Madame la ministre, vous ne portez pas de masque ! est ainsi interpellée sur France Musique la nouvelle ministre de la culture, Roselyne Bachelot. Cette exception va-t-elle être maintenue dans les studios de radio et de télévision ?" La question se pose effectivement, a répondu la ministre : "Cela poserait beaucoup de problèmes si on devait porter un masque sur les plateaux, d'abord parce que vous connaissez ma militance pour les personnes handicapées, ça empêcherait les Sourds et malentendants de lire sur les lèvres ce qui serait un facteur de discrimination absolument intolérable." Passons sur l'intérêt de la lecture labiale à la radio, même si France Musique propose également en vidéo l'interview ministérielle... sans la sous-titrer pour les internautes Sourds ou malentendants, ni même utiliser un procédé de transcription automatique de la parole. Quant à la ministre, elle oublie que le sous-titrage adapté est une obligation pour tous les programmes des chaines de télévision dont l'audience est d'au moins 2,5%.

Lundi 31 août - Santé/Emploi - Tous au boulot !

Les ministres du travail et de la santé, Elisabeth Borne et Olivier Véran, ont réduit à quelques pathologies les exemptions ouvrant droit à une indemnisation dérogatoire en cas d'arrêt de travail. A compter du 1er septembre, seules pourront en bénéficier quelques catégories de "personnes particulièrement fragiles" définies par décret : atteintes d'un cancer évolutif sous traitement, de certaines immunodépressions congénitales ou acquises, obèses diabétiques âgées d'au moins 65 ans, dialysées ou présentant une insuffisance rénale chronique sévère. Le décret met également "fin à l'activité partielle des personnes vulnérables et des personnes cohabitant avec elles au 1er septembre 2020. Il sera mis fin dans les mêmes conditions aux arrêts de travail dérogatoires des travailleurs indépendants et agents publics concernés." Les personnes handicapées qui ont bénéficié d'arrêt de travail dérogatoire doivent reprendre leur activité dans l'entreprise ou en télétravail, solution à privilégier rappelle le communiqué des deux ministres : "Lorsque le télétravail n'est pas possible, le travail présentiel doit être assorti de mesures de protection complémentaires dans des conditions de sécurité renforcée".

Samedi 29 août - Les initiatives de la semaine.

Une nouvelle rose créée pour le jardin du château de Mézidon (Calvados) est parrainée par un enfant polyhandicapé. La ville de Paris va interdire la circulation automobile devant 80 écoles, sauf à certains véhicules dont ceux transportant des personnes handicapées. L'ARS Nouvelle Aquitaine lance un appel à candidatures pour recruter des Assistants Parcours de Vie (à 40.000€ par an) venant aider des personnes handicapées à établir leur projet de vie pour la MDPH. Deux masques transparents de protection contre le coronavirus sont conformes aux préconisations de la DGA et commercialisés (lire cette enquête). Un vélo-pousseur à assistance électrique est proposé par le loueur Bee's au prix d'un vélo ordinaire à Ouistreham (Calvados). La cellule d'écoute des familles d'enfants handicapés confrontées aux difficultés de la rentrée scolaire est rendue accessible aux personnes malentendantes en appelant le 0 800 730 123 (lire l'actualité du 30 juin). La métropole de Rouen (Seine-Maritime) va doter 2.200 personnels des crèches et écoles de masques de protection transparents alors que le ministre de l'Education nationale annonce que les enseignants en maternelle ou auprès d'élèves malentendants et d'ULIS en seront équipés. Le Conseil Départemental de Saône-et-Loire finance une cinquantaine de véhicules et des kits d'intervention à des services d''aide à domicile.

Vendredi 28 août - Les ratés de la compensation.

Pour la septième fois en deux ans, un quadragénaire en fauteuil roulant est bloqué chez lui à Suresnes (Hauts de-Seine) comme précédemment à Pontoise (Val d'Oise) pour cause de panne d'ascenseur. La pandémie de coronavirus retarde d'un an au moins la mise en accessibilité d'un collège des Vosges, à Epinal. Bien que nantie d'un certificat médical d'exemption, une jeune femme autiste est éjectée d'un hypermarché Auchan à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Le malfrat récidiviste qui a volé le 21 août la mallette d'un trentenaire aveugle à Lille (Nord) est condamné à cinq mois de prison ferme. C'est par une cagnotte en ligne qu'un normand paraplégique espère financer le reste à charge d'un fauteuil roulant plus léger... sauf son prix, 7.000€. Le Gouvernement reporte à septembre 2021 la réforme de l'évaluation de la qualité des établissements pour personnes handicapées en invoquant la crise sanitaire.

Jeudi 27 août - Transports - Lignes ferroviaires mises en concurrence.

Le ministère des transports a annoncé fin juillet avoir sélectionné les opérateurs qui exploiteront à partir de l'été 2022 les deux lignes de chemin de fer reliant Nantes à Bordeaux et Lyon, dont la fréquence des trains réduite au fil des ans devrait augmenter. Il nous précise toutefois que "le nom des candidats sélectionnés dans cette phase de la procédure est confidentiel et ne peut pas être communiqué". Ces opérateurs devront respecter "a minima les obligations législatives et réglementaires en matière d'accessibilité des personnes à mobilité réduite." Ils pourront aller au-delà de ces obligations minimales, avec une valorisation "dans le cadre de la notation des offres". Les deux lignes resteront exploitées par les rames Coradia Liner d'Alstom mises en service en 2017 et conformes à la réglementation européenne sur l'accessibilité des matériels roulants. Les futurs exploitants de ces deux lignes se substitueront à la SNCF, à moins que cette dernière remporte un marché qui met en concurrence des opérateurs qui disposeront ensuite d'un monopole.

Mercredi 26 août - Emploi - Prime à l'embauche.

Les entreprises privées qui embaucheront des travailleurs reconnus handicapés entre le 1er septembre 2020 et le 28 février 2021 pourront percevoir une prime allant de 1.000 à 4.000 euros, annonce le Premier ministre, Jean Castex, en clôturant la première université d'été du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH). Cette aide existe déjà pour toutes les embauches d'un jeune de moins de 26 ans, mais elle s'appliquera sans limite d'âge pour les personnes handicapées. L'employeur pourra en bénéficier quelle que soit la durée du contrat de travail dès lors qu'il dépasse trois mois et que le salaire brut est inférieur à 3.080 euros (deux fois le SMIC), en cumulant avec d'autres subventions dont celles de l'Agefiph. Un budget de 100 millions d'euros est affecté à cette disposition ce qui correspond à plus de 30.000 embauches potentielles. Fin 2019, près de 500.000 travailleurs handicapés étaient en recherche d'emploi, chiffre en baisse mais la crise sanitaire a certainement détérioré une situation qui commençait tout juste à s'améliorer.

Mardi 25 août - Société - Mourir dans la dignité.

Alain Cocq, quinquagénaire handicapé dépendant connu pour ses actions militantes des années 1990 et 2000, demande au Président de la République le droit de mourir dignement. Qualifiant sa demande de "soin ultime", il refuse le suicide assisté alors qu'il est en mesure de mettre lui-même fin à ses jours en ingurgitant une substance mortelle, et menace d'arrêter son traitement médical en cas de refus de sa demande. Il vient d'avoir un entretien téléphonique avec la conseillère santé handicap de la Présidence, Anne-Marie Armanteras, et est soutenu par l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité. "Je perds progressivement la vue, l'ouïe et la parole, explique Alain Cocq. J'ai quatre anévrismes cérébraux qui peuvent rompre à tout moment avec hémorragie cérébrale. J'ai tenu à prendre des dispositions en cas de perte de la parole avec ma mandatrice." Mais si sa demande de "partir" ressemble au vécu d'Olivier Bron qui a lui-même élaboré et réalisé sa fin de vie dans le cadre légal (lire cet article), Alain Cocq, qui n'a pas connaissance de ce précédent, veut imposer son propre concept de soin ultime : "Je ne suis pas dans un cadre de suicide assisté. Pour soulager mes douleurs, des traitements existent mais ils sont mortels. Le suicide assisté vise à réduire la vie. Moi je suis dans le cadre du soin ultime. Il faut comprendre que le Samu m'a récupéré 9 fois sur le fil. Je demande à ce qu'on revienne à l'état naturel des choses, la mort. Si je me bats, c'est pour qu'on arrête d'utiliser le terme de suicide assisté. Je suis en capacité de prendre le cachet, ce que je demande c'est que le Président autorise à me donner un cachet apportant un soulagement total et ultime qui est la mort. Je peux me trainer encore des années, on ne connaît pas ma pathologie."

Samedi 22 août - L'initiative de la semaine.

Une association varoise organise l'autonomisation de jeunes handicapés mentaux et prépare la construction de nouveaux locaux plus fonctionnels.

Vendredi 21 août - Les ratés de la compensation.

C'est sur une place de stationnement réservé qu'un bistro a obtenu l'autorisation d'installer sa terrasse à Louviers (Calvados). Sophie Cluzel croirait-elle qu'une ville tout entière puisse obtenir un label Tourisme et Handicap pourtant décerné établissement par établissement, comme le laissent penser ses propos recueillis par un journaliste lors d'une visite officielle à Annemasse, en Haute-Savoie ? Un jeune autiste de Challans (Vendée) est laissé à la charge de ses parents, sans soutien ni solution éducative ni soins adaptés. Des associations craignent que l'installation de barrières de contrôle dans les stations du métro de Rennes (Ille-et-Vilaine) se fasse au détriment de l'accessibilité. Un nouveau collégien de 11 ans devra effectuer un long trajet à pied sur une route sans trottoir et dangereuse pour les piétons parce que la MDPH de Vendée lui supprime le transport scolaire adapté.

Mercredi 19 août - Cécité/Vie Autonome - Instructeur pour l'autonomie.

Le métier d'instructeur pour l'autonomie de la vie journalière des personnes déficientes visuelles est désormais reconnu nationalement. Un décret publié au Journal Officiel crée le "certificat d'instructeur pour l'autonomie des personnes déficientes visuelles". Il ouvre un nouveau métier complémentaire de celui d'instructeur en locomotion réglementé depuis 1997.

Mardi 18 août - Administration - Financement des MDPH.
Le financement accordé à la demande de l'Etat par la Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie (CNSA) aux Maisons Départementales des Personnes Handicapées leur a été versé le 15 août. Un arrêté signé le 20 juillet mais publié seulement aujourd'hui au Journal Officiel précise la dotation de chacune, globalement en augmentation de 2,14% par rapport à 2019. Mais avec de grandes disparités, des départements voyant leur dotation fortement augmenter ou baisser, +130.350€ pour la Moselle et -92.615€ pour les Bouches-du-Rhône par exemple : ces deux MDPH ont pourtant connu une baisse similaire du nombre de demandes en 2018, année de référence pour le calcul des dotations accordées cette année. De même, la dotation de La Réunion baisse de 1,42% alors que le nombre de demandes a augmenté de moins de 5%, et celle de la Drôme de 0,4% alors que les dossiers ont progressé de plus de 5%. Les comparaisons conduisent à s'interroger sur les critères de calcul de ces subventions. La CNSA a délégué au total près de 77 millions d'euros aux 101 départements et collectivités disposant d'une MDPH ou maison de l'autonomie.

Lundi 17 août - Discrimination - Refoulée d'un commerce avec l'aide de la police.

Le gérant d'un salon de thé torréfaction de Castres (Tarn) a refusé vendredi dernier l'entrée à une cliente en fauteuil roulant accompagnée d'un chien d'assistance. Il a prétexté le caractère agroalimentaire de son commerce pour justifier sa décision de ne pas accepter l'animal dans son magasin, invoquant une réglementation spécifique et sans vouloir entendre que la loi autorisant l'accès aux chiens d'assistance ne prévoyait aucune exception. La cliente a demandé l'intervention de la police... et c'est un policier municipal qui lui a demandé de partir en libérant l'entrée du commerce bloqué par le fauteuil roulant. L'incident, qui a duré près d'une heure, a été partiellement filmé par la soeur de la cliente puis mis en ligne, suscitant une avalanche de réactions indignées. La cliente a porté plainte pour discrimination, le commerçant contre X pour injures.

Samedi 15 août - Les initiatives de la semaine.

Après la publication d'un appel sur les réseaux sociaux, un jeune trisomique de Surtainville (Manche) est submergé de propositions de travail à la ferme comme il le souhaite. Pendant la canicule, deux jeunes niçois organisent le don de bouteilles d'eau apportées au domicile de personnes âgées ou handicapées. La boutique solidaire Quai Ouest qui propose à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) des produits fabriqués en ESAT se lance dans la vente en ligne.

Vendredi 14 août - Les ratés de la compensation.

Les établissements recevant du public peuvent obtenir, du fait de la pandémie de coronavirus, un report jusqu'à deux ans de la visite triennale de sécurité. Après un "challenge autiste" durant le printemps, le réseau social chinois TikTok héberge un nouveau "défi" qui consiste pour des parents à épouvanter leur enfant en leur faisant croire que leur prochain professeur est lourdement handicapé. Une jeune femme de Nanterre (Hauts-de-Seine) ne parvient pas à obtenir le logement accessible et adapté dont elle a besoin, confrontée à des bailleurs sociaux indifférents.

Mercredi 12 août - Société - Le validisme pour les nuls.

Militante pour l'émancipation des personnes handicapées, Marina Carlos publie un ouvrage de présentation du validisme (ou capacitisme) qui en résume l'ensemble de la problématique. En 80 pages illustrées par Freaks, elle explique simplement et clairement comment le validisme impacte la vie des personnes handicapées. Si le concept provient du monde anglo-saxon et plus particulièrement des disability studies américaines, il commence à faire son chemin en France grâce à quelques activistes compensant l'absence d'investissement de la recherche publique dans ce domaine. Bien conçu, cet essai comporte des renvois sur des ressources Internet (essentiellement en anglais) pour préciser les situations et approfondir la problématique. "Je vais m'arranger", par Marina Carlos, en versions française ou anglaise PDF chez l'autrice, 9,90€.

Mardi 11 août - Transports - Les TUS ouverts à l'AAH.

Les Allocataires Adultes Handicapés peuvent bénéficier des nouveaux services de Transport d'Utilité Sociale, répond le secrétaire d'État chargé des transports à une question écrite du député Yves Daniel (LREM - Loire-Atlantique). Réglementés par un décret du 20 août 2019, ils sont assurés par des associations pour compléter ou remplacer l'offre en transports publics, les habitants devant percevoir certaines prestations sociales dont l'Allocation Supplémentaire d'Invalidité ou l'Allocation aux Adultes Handicapés. Le TUS ne peut être facturé plus de 32 centimes du kilomètre, et doit desservir les territoires concernés dans des conditions strictes, considérées comme trop rigides par le député pour réellement couvrir les besoins résultant de l'éloignement, dans les territoires ruraux, de la population des services publics qu'elle nécessite. Le secrétaire d'État chargé des transports justifie ces restrictions "de manière à ne pas concurrencer les taxis".

Lundi 10 août - Loisirs - Taxonomie de l'amour.
Passionné par toutes sortes de choses dont les insectes, Spencer est tombé amoureux d'Hope Birdsong, sa nouvelle voisine d'un quartier résidentiel d'une ville de Caroline du Sud (USA). Mais il doit gérer à la fois son adolescence naissante et le syndrome Gilles de la Tourette qui génère des tics moteurs et verbaux. Comment affronter une jeune collégienne qui l'enthousiasme autant qu'elle l'intimide, des camarades plus ou moins méchants, une famille aimante et parfois trop présente, tout en gérant un grand frère trop séducteur ? Il aura fallu plus de 400 pages à l'autrice américaine Rachael Allen, traduite en français par Florence Barrau, pour raconter des péripéties qui s'étalent sur cinq années de la jeunesse de Spencer et Hope. Comment se retrouveront-ils au terme d'épreuves sentimentales et dramatiques qui vont construire leur personnalité adulte ? A lire dans "Taxonomie de l'amour", roman pour adolescents paru chez Bayard, 14,90€ en librairies.

Vendredi 7 août - Les ratés de la compensation.
Au moins trois ans d'attente pour que les quais de la gare SNCF de Pau (Pyrénées-Atlantiques) soient mis en accessibilité et que les voyageurs handicapés n'aient plus à traverser les voies. Une habitante d'Orvault (Loire-Atlantique) s'inquiète de la pénurie de logements adaptés à sa tétraplégie, rares et tous occupés alors qu'elle risque de perdre le sien du fait de sa mise en vente.

Mardi 4 août - Vie Autonome - L'Etat paiera la moitié de la prime Covid.
Le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé lors d'un déplacement officiel à Toulon (Var) que l'Etat financera la moitié du budget nécessaire pour récompenser les personnels d'aide à domicile qui ont poursuivi leur travail au contact des clients handicapés ou âgés pendant la crise sanitaire. Après l'annonce du versement aux personnels hospitaliers d'une prime Covid unique pouvant atteindre 1.500 ¬, les aides humaines étaient exclus de son bénéfice (lire Les ratés du 10 juillet 2020), le gouvernement les renvoyant à la bonne volonté des départements (lire Les initiatives du 27 juin 2020). Les Conseils Départementaux d'une vingtaine d'entre eux ont déjà décidé d'attribuer cette prime. Le budget de l'Etat contribuera à hauteur de 80 millions et les Conseils Départementaux ajouteront un montant équivalent. Cette prime pourra atteindre 1.000 ¬, en fonction de la durée travaillée pendant la période de confinement, et devrait être versée avant la fin de l'année. Lors de ce déplacement, la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, a utilisé un masque transparent de protection mais n'a visiblement pas réussi à convaincre le Président de la République et les autres participants d'en porter un.

Lundi 3 août - Justice/Santé - Sanofi poursuivi sur la Dépakine.
Le laboratoire Sanofi annonce sa mise en examen pour homicides involontaires, en plus des poursuites déjà en cours pour tromperie aggravée et blessures involontaires. Ces mises en examen concernent la commercialisation de la Depakine, médicament dangereux en cas de grossesse et qui n'était pas accompagné d'information suffisante sur sa dangerosité pour les enfants à naitre. L' Apesac, qui défend les plus de 7.000 victimes recensées de la Depakine, affiche sa satisfaction : "Ce nouveau chef d accusation est une très grande victoire pour les familles de victimes de la Dépakine qui ont répondu à l appel de l APESAC en déposant plainte pour que ces crimes ne restent pas impunis." Sanofi est placée sous contrôle judiciaire assorti d'une caution de 80 millions d euros. "Jusqu à présent Sanofi n a jamais fait une quelconque démarche d indemnisation et à toujours refusé de rencontrer la mère d enfants touchés ou la Présidente de l APESAC que je suis, déplore Marine Martin. C est un signal fort de la part du juge qui pointe ainsi l attitude ignoble de Sanofi à l égard des victimes en les méprisant que ce soit dans les procédures civiles ou dans les procédures amiables".

Samedi 1er août - Les initiatives de la semaine.
Le Conseil Départemental de Mayenne et l Agence régionale de santé des Pays de la Loire lancent un appel à concertation citoyenne pour un département plus inclusif et solidaire. Sophie Cluzel devrait son maintien au Gouvernement à une intervention de Brigitte Macron, l'épouse du Président de la République, auprès du nouveau Premier ministre qui voulait initialement l'écarter des nominations aux secrétariats d'Etat (lire plus bas au 26 juillet). Deux modèles de masques de protection contre le coronavirus Covid-19 ont été homologués par la DGA et en cours de commercialisation (lire cette enquête). Un joueur de basket en fauteuil roulant propose une animation estivale handibasket ouverte à tous les enfants de Vic-Fezensac (Gers). Les Conseils Départementaux de Moselle et des Vosges rejoignent celui de Meurthe-et-Moselle dans la décision d'accorder une prime de 1.500 ¬ aux personnels des services d'aide à domicile de personnes âgées ou handicapées ayant poursuivi leur travail pendant la crise sanitaire.

 

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