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Les
interrogations du GART 2005. |
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Les matériels
et solutions techniques assurant une mise en accessibilité des réseaux
de transport terrestre existent, quelques nouveautés étaient présentées
lors des Rencontres du GART, qui
se déroulaient du 12 au 14 octobre 2005 à Toulouse, et du salon Transports
Expo qui l'accompagne traditionnellement. Mais c'est la mise en oeuvre
des dispositions instaurées par la loi du 11 février 2005 d'égalité
des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes
handicapées, qui a alimenté le débat entre pouvoirs publics et Autorités
Organisatrices de transport (A.O). Ces dernières sont des collectivités
locales (Communes et regroupements, Départements, Régions) et l'État
(en matière de transport ferroviaire Grandes Lignes).
"A t-on mesuré
les conséquences de la loi, s'interrogeait Jean-François Malbrancq,
administrateur du GART; est-elle une réponse aux besoins de mobilité
des personnes handicapées ? Chaque schéma directeur de transport doit
permettre d'élaborer des solutions originales et les Autorités Organisatrices
doivent avoir la parole". En écho à ces propos, Gérard Menuel, représentant
la Communauté Urbaine de Troyes, a affirmé que les dispositions de la
loi de février 2005 ne lui posait pas de problèmes : "Pour la ville,
le handicap est une priorité budgétaire. Dans trois ans, tous les autobus
seront accessibles et dans cinq ans, tous les arrêts du réseau seront
aménagés". Sylvain Penna, du Conseil Général d'Eure-et-Loir, se demande
comment aménager les 7.500 points d'arrêts du réseau départemental,
dont l'implantation varie chaque année en fonction des besoins des enfants
scolarisés : "Nous estimons le coût de l'aménagement des autocars à
1 million d'euros, et la perte en capacité de transport, du fait de
la réduction du nombre de places, à près de 15%. Au total, cela représente
2 à 3 millions d'euros de surcoût annuel". Le Conseil Général penche
plutôt pour un système mixte : aménager les lignes en zone urbaine et
proposer du transport à la demande (T.A.D) dans les campagnes. Le Conseil
Général de l'Orne est également préoccupé par l'adaptation des lignes
interurbaines : "On a l'impression que la loi a été faite pour les villes,
et on est gêné". |