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À
première vue, la nouvelle Peugeot
407 ne présente guère de différence par rapport à l'ancienne; tout
juste remarquera-t-on une face avant davantage encore "gueule de requin",
signature du design de la marque. C'est à l'intérieur que le constructeur
automobile a fait évoluer le véhicule, pour amener équipement et performances
au niveau de ses concurrents. L'intérieur sombre, accentué par le noir
mat des sièges, est fidèle à l'image "sérieuse", voire bourgeoise, de
Peugeot mais les amateurs de lumière pourront opter pour un intérieur
clair.
Confort. Sièges confortables à maintien plutôt ferme, réglage
multipositions électrique à l'avant, multiples rangements, quasi silence
grâce à une insonorisation poussée, cette voiture est taillée pour les
voyages au long cours. Toutefois, sa vélocité convient également aux
trajets urbains. Côté suspension, le contrôle électronique apporte de
bonnes performances, même s'il est en deçà de l'hydractive de la Citroën
C 5. Comme chez sa concurrente, on déplore le positionnement central,
hors du champ de vision, de l'écran de guidage GPS, et une ergonomie
certainement perfectible de sa commande.
Accessibilité. Si l'habitabilité est très bonne, avec de l'espace
pour les passagers avant et arrière, l'accès aux places n'est pas le
meilleur des véhicules de la catégorie : à l'avant, l'angle d'ouverture
des portes n'atteint guère que les 70°, ce qui laisse moins d'espace
pour effectuer un transfert depuis un fauteuil roulant. Le franchissement
de la lacune pourra nécessiter une planche de transfert, selon les moyens
physiques du conducteur ou du passager. Et la longueur des portières
peut également s'avérer gênante en cas de stationnement serré sur le
côté, l'angle d'ouverture pouvant alors être insuffisant pour un accès
confortable à la voiture.
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Comme sur
la plupart des berlines actuelles, l'accès aux places arrière
tient de la prouesse, gêné par l'angle insuffisant d'ouverture
des portes, le passage de roues et l'éloignement de la banquette.
Mais on range aisément un fauteuil roulant pliable dans le coffre,
tout en conservant suffisamment de place pour des bagages.
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Conduite.
La prise en main est assez rapide malgré le nombre impressionnant de
boutons de la console centrale. Comme une bonne partie d'entre eux sert
à déconnecter des automatismes, on peut se concentrer sur l'équipement
indispensable regroupé autour du volant. Si on apprécie que celui-ci
soit dépouillé de tout bouton (à l'exception du klaxon), on pourra toutefois
regretter que le commodo du régulateur limiteur de vitesse placé à gauche
soit identique à celui de la radio placé à droite : il faut du temps
pour intégrer mentalement ces commandes et ne pas se tromper !
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Une fois
lancée, la voiture se conduit aisément, avec une direction précise
malgré une tendance au flottement sur revêtement gravillonneux.
À la différence de la Citroën C 5, essayée
récemment avec les mêmes moteur et boîte de vitesse, le frein
moteur est ici efficace et la voiture apparaît nettement plus
nerveuse que sa concurrente, et réactive au quick-down
au point de donner l'impression de conduire une voiture de sport
! Une puissance qu'il convient toutefois de maîtriser... Désormais,
tous les automatismes et aide à la conduite sont disponibles pour
l'éclairage, les essuie-glaces, le verrouillage, le repérage d'obstacles
à l'avant et à l'arrière, etc.
La Peugeot 407 diesel 6 cylindres automatique est disponible en
deux versions Premium Pack (36.500€) et Féline (39.800€). Si la
consommation de carburant apparaît raisonnable, au vu des performances,
le malus écologique de 1.600€ qui s'ajoute à la version choisie
parviendra-t-il à dissuader quelques économes ?
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Jacques Vernes,
septembre 2008.
Essai réalisé dans les Ardennes, trajet mixte route autoroute (25%)
de 1.400 km, pour une consommation de 7,9 l aux 100 kilomètres et une
vitesse moyenne globale de 57 km/heure.
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